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Agir pour soutenir le fondateur de WikiLeaks

Le 13 juin 2019, modifié le 19 novembre 2019

PROPOSITION DE COURRIEL À ENVOYER À VOS CONTACTS :
Vous pouvez reprendre cette proposition de courriel, avec le modèle de lettre destinée aux institutions, à votre convenance (pas de copyright).

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Adresse

Madame, Monsieur,

Nous vous adressons une demande urgente de soutien à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, dont la vie est aujourd'hui est gravement menacée.

Depuis 2010, les Etats-Unis, soutenus par d'autres gouvernements, dont le Royaume-Uni et la Suède, persécutent et poursuivent Julian Assange pour avoir publié sur WikiLeaks, et en partenariat avec de grands médias, des dizaines de milliers de documents classifiés, avec des preuves sur des crimes de guerre et de torture, commis par l'armée américaine en Afghanistan et en Irak, dont la vidéo "Collateral Murder". Pour rappel, l'offensive armée des Etats-Unis et de leurs alliés britanniques en Irak, avait été déclarée "illégale" par Kofi Annan.

L'organisation indépendante Iraq Body Count (IBC), a dénombré entre 2003 et 2010, 122'000 morts parmi les civils irakiens (à noter que les chiffres de l'IBC se basent sur des décès reconnus officiellement).

Dès 2010, après que Julian Assange ait été innocenté par une enquête suédoise relative à une allégation de viol, la Suède réouvre ce dossier à maintes reprises, calomniant Julian Assange afin de le discréditer auprès de l'opinion publique, et essayant de l'extrader vers les Etats-Unis via la Suède.

Dès 2010, Julian Assange est privé de liberté à Londres, une semaine après avoir commencé à publier "Cablegate" qui fait référence à la publication par WikiLeaks (en 2010) de centaines de milliers de câbles diplomatiques américains, exposant les intrigues du gouvernement américain et de ses alliés dans le monde.

En 2012, Julian Assange se réfugie à l'Ambassade d'Equateur afin d'échapper à une extradition vers les Etats-Unis.

Le 11 avril 2019, l'actuel président de l'Equateur met illégalement fin à son asile politique. Julian Assange est alors arrêté par la police britannique dans l'enceinte de l'ambassade, puis immédiatement incarcéré dans une prison britannique de haute sécurité connue pour ses conditions brutales. C’est là que sont habituellement détenus les prisonniers condamnés pour les meurtres les plus graves et pour des infractions terroristes !

Le 23 mai 2019, les Etats-Unis inculpent Julian Assange pour espionnage, puis le 10 juin 2019 ils présentent officiellement une demande d'extradition au Royaume-Uni. Or, nous savons que si Julian Assange devait être extradé aux USA, il ne bénéficierait en aucun cas d'un procès équitable. La récente inculpation pour espionnage entraînerait un emprisonnement à vie, un risque de torture, voire la peine capitale.

A cet égard, la justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center. https://www.lepoint.fr/monde/julian-assange-sera-extrade-vers-les-etats-unis-affirme-washington-21-07-2019-2325838_24.php
https://deathpenaltyinfo.org/

Selon la déclaration de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) : "Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le gouvernement des Etats-Unis a porté des accusations criminelles en vertu de la Loi sur l’espionnage contre un éditeur pour la publication d’informations véridiques. C’est une attaque directe contre le Premier Amendement [à la Constitution des Etats-Unis, qui établit la liberté de la presse]. Ces accusations constituent une grave attaque de l’administration Trump contre le journalisme, établissant un dangereux précédent qui peut être utilisé pour cibler tous les organismes de presse qui exercent un contre-pouvoir au gouvernement."

Début juin 2019, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, a averti que Julian Assange pourrait mourir en prison si sa persécution ne cessait pas immédiatement. https://www.wsws.org/fr/articles/2019/06/08/asfb-j08.html
Le 5 octobre, le père de Julian Assange, John Shipton, a déclaré que l'état de santé de son fils s'est détérioré au point où il risque de mourir. https://www.wsws.org/en/articles/2019/10/05/ship-o05.html
Le 8 octobre, le WSWS nous informe que la vie de Julian Assange est en grand danger à la prison de haute sécurité de Belmarsh à Londres où il continue de subir de graves sévices.
https://www.wsws.org/fr/articles/2019/10/08/pers-o08.html
Le 12 octobre, nous avons été constertés d'apprendre : Un journaliste de l'AFP a déclaré qu'Assange, qui s'est présenté hier à l'audience d'administration par liaison vidéo, "a donné son nom et son âge d'une voix haletante et légèrement grinçante tout en se balançant d'avant en arrière, les épaules affaissées. Assange a commencé à tirer sur les manches de son pull sur les jambes croisées tout en écoutant le juge passer quelques minutes à examiner l'affaire." https://www.wsws.org/en/articles/2019/10/12/pers-o12.html

Suite à l'audience du 21 octobre, Craig Murray, ancien diplomate britannique et actuel défenseur des droits de l'homme a déclaré que «l'apparence physique d'Assange n'était pas aussi bouleversante que sa détérioration mentale. Lorsqu'on lui a demandé de donner son nom et sa date de naissance, il a visiblement eu de grandes difficultés pendant plusieurs secondes à s’en souvenir». Murray a écrit dans une sérieuse mise en garde : «Toutes les personnes présentes au tribunal hier ont constaté que l'un des plus grands journalistes et dissidents de notre époque fait l’objet de torture à mort aux mains de l'État, sous nos propres yeux https://www.wsws.org/fr/articles/2019/10/25/pers-o25.html

Compte tenu de ce qui précède, nous vous proposons d'envoyer des lettres de soutien à Julian Assange, destinées à votre gouvernement, au Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH), et au gouvernement britannique.

Voici le modèle de lettre que nous mettons à votre disposition :

Mesdames, Messieurs,

Nous vous écrivons pour vous demander instamment de protéger la vie du fondateur de WikiLeaks, M. Julian Assange.

Le 12 avril 2019, Dick Marty, ex-procureur général tessinois et ex-rapporteur sur les prisons secrètes de la CIA pour le Conseil de l'Europe déclarait : "Assange n’a fait que dire la vérité. Il a révélé des actions criminelles et réveillé la conscience internationale".

En publiant des faits qu'un gouvernement préférerait garder secrets, la presse d'investigation assume un rôle de contre-pouvoir et de préservation de la démocratie. Les citoyens doivent pouvoir accéder à des informations véridiques, c'est un droit fondamental dans nos démocraties. Or l'administration Trump, en décidant d'inculper Julian Assange pour espionnage, viole ce droit et met en danger la liberté de la presse d'investigation et les lanceurs d'alerte.

Par ailleurs, nous sommes très reconnaissants à WikiLeaks d'avoir révélé des documents issus des négociations secrètes sur les grands accords de libre-échange, tels le TISA, le TPP et le TTIP.

Le 16 avril 2019, le Parlement européen a adopté à une large majorité une nouvelle loi visant à renforcer la protection des lanceurs d'alerte et à les empêcher de subir des représailles et des conséquences telles que condamnations, exil forcé et procédures judiciaires sans fin. En particulier, et c'est très important, cette directive stipule que lorsqu'un journaliste ou un lanceur d'alerte découvre des secrets d'État qui sont dans l'intérêt public, ils ne doivent pas être poursuivis pour leur acte de service public. La vérité doit être révélée dans tous les cas, et les lanceurs d'alerte qui la révèlent doivent être protégés. Nous pensons que c'est incontestablement le cas de M. Julian Assange, c'est pourquoi cette loi devrait être appliquée pour le protéger de toute mesure de rétorsion éventuelle à la suite de son travail sur la plateforme WikiLeaks.

Par conséquent, nous vous demandons de vous référer à cette nouvelle législation et vous prions instamment d'entreprendre toutes les démarches nécessaires pour une amélioration immédiate des conditions de détention illégales infligées à M. Julian Assange, et d'oeuvrer pour sa libération.

Nous vous remercions de votre attention et vous prions de recevoir, Mesdames, Messieurs, nos respectueuses salutations.


Nous vous remercions par avance de bien vouloir traiter notre demande dans les meilleurs délais.

Avec nos cordiales salutations,
Signatures


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Acuerdo de Libre comercio Tisa
Ginebra, 2017
 Acuerdo sobre el Comercio Internacional de Servicios llamada en inglés "TISA"
(TISA es el acrónimo de Trade in Services Agreement)
 
Prefacio del informe sobre el TISA, escrito por Scott Sinclair, Centro Canadiense de Alternativas Políticas, y Hadrian Mertins-Kirkwood, Instituto de Economía Política, Universidad de Carleton, publicado por la Internacional de Servicios Publicos (ISP) :
 
Tratar a los servicios públicos como mercancías destinadas al comercio crea un error conceptual fundamental acerca de los servicios públicos. El Acuerdo sobre el Comercio de Servicios (en inglés, TISA), que se está negociando actualmente en secreto y fuera de las normas de la Organización Mundial del Comercio, es un intento deliberado por privilegiar los beneficios de las empresas y países más ricos del mundo por encima de los que tienen mayores necesidades.

Los servicios públicos están diseñados para satisfacer las necesidades sociales y económicas vitales –tales como la atención de la salud y la educación– de una manera asequible, universal y en función de las necesidades. Los servicios públicos existen porque los mercados no producirán estos resultados. Además, los servicios públicos son fundamentales para garantizar una competencia leal para las empresas y una reglamentación eficaz para evitar los desastres medioambientales, sociales y económicos –tales como la crisis financiera mundial y el calentamiento del planeta. Los acuerdos comerciales promueven conscientemente la comercialización y definen los productos y servicios en términos de su capacidad de ser explotados con fines lucrativos por parte de las empresas mundiales. Incluso los más fervientes partidarios de los acuerdos comerciales admiten que hay ganadores y perdedores en este juego amañado.

Los ganadores son generalmente los países poderosos que son capaces de hacer valer su poder, las empresas multinacionales que son las que se encuentran en mejor situación para aprovechar el nuevo acceso a los mercados y los consumidores adinerados que pueden permitirse las importaciones extranjeras. Los perdedores tienden a ser los trabajadores que se enfrentan a la pérdida de empleo y a una presión a la baja sobre los salarios, los usuarios de los servicios públicos y las pequeñas empresas locales que no pueden competir con las empresas multinacionales.

El TISA se encuentra entre la alarmante nueva ola de acuerdos comerciales y de inversión basados en poderes jurídicamente vinculantes que institucionalizan los derechos de los inversores y prohíben las medidas gubernamentales en una amplia gama de ámbitos sólo incidentalmente relacionados con el comercio.

El TISA impedirá que los gobiernos puedan devolver los servicios públicos a manos públicas cuando las privatizaciones fracasen, restringirá las reglamentaciones nacionales relativas a la seguridad de los trabajadores, limitará las reglamentaciones en materia de medio ambiente y protección de los consumidores, así como la autoridad reguladora en ámbitos tales como la concesión de licencias para centros de cuidado de la salud, centrales eléctricas, instalaciones de eliminación de desechos y la acreditación universitaria y escolar.

Este acuerdo tratará a los trabajadores migrantes como mercancías y limitará la capacidad de los gobiernos de garantizar sus derechos. Las normas del trabajo deberían ser establecidas por la Organización Internacional del Trabajo (OIT), con su estructura tripartita, y no estar cubiertas por acuerdos comerciales.

Increíblemente, tras la crisis financiera mundial, el TISA también pretende desregular aún más los mercados financieros. Sabemos que los grandes intereses corporativos están fuertemente implicados en las negociaciones del TISA.

Sabemos que la última vez que se negoció un amplio acuerdo en materia de servicios (AGCS) – se desató una protesta pública mundial. Y sabemos que actualmente se están realizando grandes esfuerzos por mantener secretas las negociaciones del TISA.

Con unos riesgos tan importantes para las personas y para nuestro planeta, esto es un escándalo. Quién en un país democrático aceptará que su gobierno apruebe en secreto leyes que modifican el poder y la riqueza, comprometen a los futuros gobiernos y restringen la capacidad de su nación de responder a las necesidades de los ciudadanos de una manera tan fundamental ?

Los textos de negociación del Acuerdo sobre el Comercio de Servicios deben ser divulgados para su análisis y toma de decisiones públicos. El TISA no debe cubrir ningún servicio público ni restringir la capacidad de ningún gobierno para reglamentar en función del interés público. No debería realizarse ningún tipo de comercio con los servicios públicos.

Rosa Pavanelli,
Secretaria General
Internacional de Servicios Públicos


La Internacional de Servicios Públicos (ISP) es una federación sindical mundial que representa a 20 millones de trabajadores y trabajadoras que prestan servicios públicos esenciales en 154 países. La ISP defiende los derechos humanos, promueve la justicia social y el acceso universal a servicios públicos de calidad. La ISP trabaja con el sistema de las Naciones Unidas y en colaboración con entidades de la sociedad civil, sindicatos y otras organizaciones.

Public Services International, BP 9, F-01211 Ferney-Voltaire Cedex, France.
Tel: +33 (0)4 50 40 64 64 Fax: +33 (0)4 50 40 50 94

Diversos documentos sobre TISA : http://www.world-psi.org/fr/base-de-donnees-sur-tisa

 

   * * * * * * * *  

 
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Les membres du comité

Pindaro Hugo GUARIN
Fondateur président de l’ADETRA

Association adetra

«J’ai un diplôme de l’ESAP, Ecole Supérieure d’Administration Publique, Bogotá ; un autre de l’IIAP, Institut International d’Administration Publique, Paris, et encore un de l’IUED – Université de Genève, en Etudes de Développement. Depuis 40 ans je me bats pour les conquêtes syndicales. Le moyen le plus effectif au niveau de la Suisse romande est l’intervention de l’ADETRA devant les tribunaux. En effet dans mes différentes universités j’ai privilégié la formation juridique, notamment en droit administratif et droit du travail. J’espère développer l’essor international de l’ADETRA pour organiser la résistance contre le libéralisme à outrance. Voici pour l’essentiel »
  

Barbara BIANCHI

Barbara Bianchi est cinéaste de formation. Sa préoccupation s'est toujours située dans le domaine social. A travers différentes associations de défense des droits humains, elle a passé plus de quinze ans à dénoncer activement les violations des droits fondamentaux subies par les peuples vivant sous les régimes dictatoriaux tortionnaires d'Amérique Latine principalement durant les années 80.

Elle est membre du comité de l'ADETRA depuis ses débuts. Elle a désiré apporter son soutien à cette association syndicale pour deux raisons: d'une part, parce qu'elle connaissait son président et savait que ce qu'il proposait d'entreprendre était sérieux et nécessaire, à la hauteur de ses capacités; et d'autre part, parce qu'elle pensait important de pouvoir défendre les "petits gens", ceux qui ne sont pas écoutés, qui ne font partie d'aucun syndicat existant ou qui ne sont pas assez pris au sérieux, et qui ont besoin qu'on les aide pour mettre fin à l'exploitation et à l'injustice dont ils sont victimes 

 

Nadia MIGHALI

« Je suis sociable et sociale. Je m’intéresse aux problèmes de la population notamment au niveau de mon quartier. Lorsque j’ai connu l’ADETRA j’ai découvert une manière effective de lutter contre les inégalités notamment en assumant la défense des travailleuses et des travailleurs qui ne connaissent pas leurs droits. Mon activité est reconnue par mes collègues qui m’ont élue au comité. J’estime représenter le secteur de la restauration puisque j’y ai travaillé pendant une douzaine d’années »

 

Ivar PETTERSON

J’ai travaillé comme artisan tapissier-décorateur, d’abord salarié, puis indépendant. Etant depuis 2012 à la retraite, je poursuis mon engagement dans diverses associations, dont l’Adetra. Ayant acquis la nationalité suisse à l’âge de 20 ans, après avoir vécu des discriminations en tant qu’étranger. C’est donc assez jeune, que j’ai été confronté aux questions de l’intégration et de la lutte contre les injustices.

Entre 1965 et 1969, durant les vacances d’été, j’ai travaillé comme volontaire dans le cadre d’un jumelage entre l’est vaudois et une commune algérienne, où j’ai découvert la problématique des luttes de libération et du socialisme autogestionnaire, complété par un voyage en Yougoslavie.

En Suisse, j’ai milité dans « l’Internationale des résistants à la guerre »et le « Comité Paix » contre le militarisme et l’allégeance aux nationalismes, pour un statut de service civil et un engagement dans des missions de post-conflits.

J’ai milité contre les interventions étasuniennes au Vietnam et en Amérique du sud et contre l’intervention soviétique en Afghanistan. Dans les années 80, j’étais l’un des animateurs du « Camp populaire autogéré », un espace ouvert aux réfugiés, en montagne, avec des activités culturelles et sportives.

J’étais aussi membre-fondateur de l’Association CAR (Coordination Accueil & Renseignements) qui, depuis 1974, accueille durant l’été des milliers de visiteurs de Genève, jeunes et moins jeunes dans notre CAR-bleu. J’ai repris la présidence depuis quelques années.

En 2000, j’ai organisé des marches avec les survivants du génocide de Srebrenica, transférées depuis 2005 en Bosnie-Herzégovine sous le nom de « Marche pour la Paix », avec une participation importante, locale et internationale.

 

 

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Soutien à Julian Assange et à Chelsea Manning

Cette page a été créée par l'Adetra le 25 février 2016, avec initialement des publications régulières sur les grands accords de libre-échange, dont en particulier l'accord TISA sur lequel l'Adetra a travaillé entre 2014 et 2016. Des ONGs et faîtières syndicales nationales et internationales ont pu travailler sur TISA grâce aux documents secrets révélés par WikiLeaks sur ces accords de libre-échange qui nous concernent tous !
Depuis 2019, l'Adetra a décidé de soutenir Julian Assange et Chelsea Manning pour leur travail immensément courageux et remarquable, au service de l'Humanité !
 
Page mise à jour le 27 janvier 2020

 

  Justice et Libération immédiate et inconditionnelle pour Julian Assange & Chelsea Manning ! ♥ ♥  ♥  ♥   

Défenseurs des droits humains et prisonniers politiques !

  

Certes, peut-être pensez-vous, mais pourquoi dépenser autant d’énergie pour Assange, alors que d’innombrables personnes sont torturées partout dans le monde ?
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de protéger Assange, mais d’empêcher un précédent susceptible de sceller le sort de la démocratie occidentale. Car lorsque dire la vérité est un crime alors que les puissants jouissent de l’impunité, il est trop tard pour corriger le tir. Nous aurons cédé notre voix à la censure et notre destin à la tyrannie incontrôlée.

Nils Melzer
Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture

 

RECENTES NOUVELLES 2020

Julian Assange

Yell Le 25 janvier 2020. Article du WSWS : Alors que les dates des audiences d’extradition sont fixées, le ministère américain de la Justice affirme qu’Assange n’a aucun droit au Premier Amendement https://www.wsws.org/fr/articles/2020/01/25/asng-j25.html

Le Premier Amendement de la Constitution américaine consacre la liberté d'expression

Le 4 janvier 2020. Tribune de Bob Carr, ex-ministre australien des Affaires étrangères, extrait :

Quand on voit Assange enchaîné, escorté à travers un aérodrome britannique dans un avion de la CIA pour aller en Virginie. Là, il sera jugé, en partie en secret, avec une forte probabilité d'être condamné à 175 ans de prison dans un isolement extrême, aussi proche de la peine de mort qu'on puisse l'imaginer. En fait, la peine de mort. Quoi qu'Assange ait fait [publié] entre 2010-2011, ce n'était pas de l'espionnage, et il n'est pas citoyen américain. Ses actions ont eu lieu en dehors des États-Unis. En vertu de ce précédent, toute personne, où qu'elle se trouve, qui publie quoi que ce soit que l'État américain considère comme secret pourrait être poursuivie en vertu de la loi américaine sur l'espionnage, et offerte à la gueule de son système judiciaire notoirement cruel.

Les diplomates américains parlent amèrement des vies perdues parce qu'Assange aurait divulgué des documents non expurgés. Mais lors du procès de Chelsea Manning en 2013, il a été demandé à un général de brigade américain du contre-espionnage de désigner les victimes causées par les fuites. Il a d'abord dit qu'il en connaissait un, un Afghan. Plus tard, il a dû se rétracter et dire qu'il n'y en avait pas. Le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell avait déclaré en 2010 "qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un avait été tué à cause des fuites".

En 2010, un groupe de travail du ministère australien de la Défense a conclu que WikiLeaks n'avait pas révélé de détails importants sur les incidents opérationnels impliquant des Australiens au-delà de ceux déjà rendus publics.

Plus importante que la punition d'Assange devrait être la protection de la liberté des médias, résumée dans une réalisation américaine héroïque : le Premier Amendement de sa Constitution consacrant la liberté d'expression. Le matériel de WikiLeaks n'est pas différent en principe des documents du Pentagone divulgués en 1971 par Daniel Ellsberg. Quelqu'un pourrait-il soutenir aujourd'hui que nous ne méritons pas de savoir comment deux présidents américains ont maintenu la guerre du Vietnam après avoir été informés qu'elle ne pouvait pas être gagnée ? La Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit du Premier Amendement de publier le matériel (un drame de liberté d'impression capturé dans le film émouvant The Post avec Meryl Streep jouant l'éditrice Katharine Graham et Tom Hanks comme éditeur Ben Bradlee). https://www.smh.com.au/world/europe/an-issue-of-freedom-us-treatment-of-assange-risks-souring-alliance-20200101-p53o6x.html

 

Le 26 novembre 2019. M. Kevin Michael Rudd, ex-Premier ministre d'Australie, a déclaré dans une lettre adressée au Bring Julian Assange Home Queensland Network, vue par The Age et The Sydney Morning Herald, qu'il ne voyait pas la différence entre M. Assange et les éditeurs de nombreux médias américains qui ont rapporté les informations qui leur avait été fournies.

"Si [les procureurs américains] estiment que M. Assange a enfreint la loi en obtenant et en divulguant des informations secrètes, alors je me demande ce qui le distingue de tout journaliste qui sollicite, obtient et publie de telles informations".

"En d'autres termes, pourquoi M. Assange devrait-il être jugé, condamné et incarcéré alors que ceux qui ont rendu publiques ces informations bénéficient d'une protection en vertu des dispositions de la Constitution américaine concernant la liberté de la presse ?" https://www.smh.com.au/politics/federal/rudd-says-assange-faces-unacceptable-and-disproportionate-punishment-20191125-p53duj.html

 

La position de James C. Goodale, l'un des avocats les plus éminents et les plus respectés aux États-Unis. Il a été vice-président et avocat en chef du New York Times, puis vice-président du Times. Il est un avocat célèbre pour le Premier Amendement

En complément :

Le 11 décembre 2019. Interview du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils melzer, extrait :

En réalité, cependant, nous sommes devenus des démocraties de beau temps, dont les institutions étatiques cessent de fonctionner dans des situations critiques parce qu’elles ne se surveillent plus les unes les autres. Toutefois, il est absolument crucial pour la protection de l’État de droit que le pouvoir judiciaire et le parlement surveillent le gouvernement et interviennent en cas d’abus de pouvoir. Ils doivent demander des comptes aux politiciens et aux autorités. Cela ne fonctionne plus aujourd’hui, surtout lorsque les intérêts fondamentaux de l’Establishment économique et politique sont en jeu.

En théorie, les médias sont le quatrième pouvoir dans l'État, qui sont censés observer de l'extérieur dans quelle mesure la séparation des pouvoirs, en fait, fonctionne et s'ils doivent sonner l'alarme. Mais les médias grand public ne le font plus parce qu'ils font eux-mêmes partie de l'Establishment. Ils en profitent, ils en dépendent.

Il en va de même pour de nombreuses grandes organisations de défense des droits de l’homme. Au moins dans une certaine mesure, on a l’impression qu’ils font aussi partie de l’Establishment. Des dons importants de l’État les soutiennent. Ils ne sont donc prêts ni à prendre beaucoup de risques ni à prendre des positions inconfortables qui pourraient, avant tout, leur coûter de l’argent.

Dans ce contexte, dans la mesure où le contrôle des pouvoirs de l’État n’existe plus, ni par les institutions politiques, ni par les médias
[*], une organisation comme WikiLeaks émerge qui tente d’assumer ces fonctions. C’est aussi logique qu’essentiel pour le fonctionnement de la démocratie, de l’État de droit et de la politique d’État. https://www.wsws.org/fr/articles/2019/12/11/mlzr-d11.html

* Note de l'Adetra : ni par de nombreuses ONGs et faîtières syndicales nationales et internationales, comme nous le savons pour avoir travaillé activement sur l'accord de libre-échange TISA pendant 2 ans.


@CraigMurrayOrg
24 janv.

Une histoire vraiment inspirante. Julian est finalement libéré de l'isolement à Belmarsh parce que les autres prisonniers de la prison ont été consternés par son traitement et ont pris des mesures en sa faveur. Une petite victoire pour les fondements de l'humanité - et il a fallu des criminels pour l'enseigner à l'État britannique.


Pour rappel, le 19 novembre 2019, la machination suédoise s'effondrait !

  • Le 25 novembre 2019, le rapporteur spécial de l'ONU révèle le coup monté organisé par la Suède envers Assange: https://www.wsws.org/fr/articles/2019/11/25/asan-n25.html
    Une lettre officielle adressée au gouvernement suédois par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, décrit en détail la campagne menée depuis neuf ans par la justice et l'État suédois pour diffamer Julian Assange, l'éditeur de WikiLeaks, et le dépeindre comme un délinquant sexuel et le priver de ses droits juridiques et démocratiques fondamentaux.

 

Julian Assange

Violation du droit à un procès équitable - Conflits d'intérêts chez certains magistrats !
Audience du 13 janvier 2020

  • Le 18 janvier 2020. Interview de Maître Annemie Schaus, professeur à la Faculté de droit et de criminologie de l'Université libre de Bruxelles, et avocate au barreau de Bruxelles. Elle a été successivement directrice du Centre de droit public, puis doyenne de la faculté et vice-rectrice à la politique académique de l'université. Elle fait partie de l'équipe de défense de Julian Assange, pour les aspects droits de l'homme, protégés par la Convention européenne des droits de l'homme. https://www.youtube.com/watch?v=xlpTqE8kALI&feature=emb_share&app=desktop
  • Le 15 janvier 2020. Article d'Eric London et Thomas Scripps paru sur le site du WSWS suite à l'audience du 13 janvier : La chasse aux sorcières internationale contre Julian Assange : "La procédure contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, au tribunal de première instance de Westminster, à Londres, est une parodie de justice. Cette machination entachera à jamais les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Suède et de l’Équateur, ainsi que tous les individus impliqués." https://www.wsws.org/fr/articles/2020/01/15/pers-j15.html

 

Julian Assange - droits de l'homme

Paris, le 7 janvier 2020. Voici une excellente nouvelle, la Fédération internationale pour les droits humains et son organisation membre en France la Ligue des droits de l’Homme ont adressé une Lettre ouverte à l'ambassadeur de Grande-Bretagne en France en soutien à Julian Assange ! https://www.ldh-france.org/lettre-ouverte-a-lattention-de-lambassadeur-de-grande-bretagne-en-france-concernant-la-situation-de-monsieur-julian-assange/

 

Julian Assange - La responsabilité de l'Etat pour la torture de Julian Assange

Le 27 novembre 2019. Discours de Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, devant le Bundestag allemand à Berlin (à partir de la traduction anglaise) https://www.legrandsoir.info/la-responsabilite-de-l-etat-pour-la-torture-de-julian-assange-medium.html

 

Julian Assange & Chelsea Manning

Le 31 décembre 2019. Publication du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, sur son compte Twitter: "Ma lettre du 29 octobre 2019 au gouvernement #UK, détaillant les graves violations des procédures, exprimant mon inquiétude concernant les conditions de détention et la santé de #Assange, réitérant mes questions et appelant à sa libération rapide." https://twitter.com/NilsMelzer/status/1211812961737740289

Lien direct de Nils Melzer vers sa lettre (60 jours et aucune réponse) : http://bit.ly/2ZCygWA

Traduction française par Dom Lore :
https://www.facebook.com/notes/toute-la-avec-assange-french-action-4-assange/mandat-de-nils-melzer-au-gouvernement-britannique-29-octobre-2019/2485678531530869/

Le 31 décembre 2019. Publication du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, sur son compte Twitter : "Ma lettre officielle du 1er novembre 2019 au #USGovt expliquant pourquoi la détention continue de  @xychelsea [Chelsea Manning] n'est pas une sanction légale mais une mesure coercitive de durée progressive, sévère et illimitée équivalant à de la torture, doit être interrompue et abolie sans délai". http://bit.ly/2ZAn10Y

 

Julian Assange & Chelsea Manning

Le 5 janvier 2019, note de l'Adetra : Nous condamnons sans réserve la conspiration politique menée par divers Etats criminels contre Julian Assange et Chelsea Manning, leur détention illégale, et depuis quelques mois, la torture à mort infligée à Julian Assange !

Nous contestons absolument le retrait d'autres Etats - tel l'Etat Suisse -, qui sous des prétextes divers ont refusé, jusqu'à présent, de soutenir ces deux grands défenseurs des droits humains. 
Leur Silence vaut participation à la persécution d'Etat !

Dans ce dossier, tant l'Etat Suisse que la Suède ont oublié qu'ils doivent assumer leur neutralité, et par conséquent ne pas se soumettre au diktat des grandes puissances, en l’occurrence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La Suisse a le devoir de respecter son rôle de protection des Conventions de Genève qui s'appliquent précisément à Julian Assange, dont l'état de santé nécessite un droit d'asile humanitaire en Suisse afin qu'il puisse bénéficier d'une hospitalisation d'urgence.

L'exemple de l'Islande montre qu'il est possible d'affirmer une position de neutralité face au diktat des grandes puissances. https://www.youtube.com/watch?v=CmPQY7cXOIg   et  https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2019/n-25-25-novembre-2019/le-silence-cest-la-participation.html

Le 30 décembre 2019 Julian Assange «meurt à petit feu» et «est souvent sous sédatif» à la prison de Belmarsh

 

Déclaration mondiale de 1100 journalistes en soutien à Julian Assange 

Le 13 janvier 2020, 1100 journalistes ont déjà signé une Déclaration mondiale pour défendre Julian Assange, avec les signatures de 86 journalistes suisses : https://speak-up-for-assange.org/des-journalistes-prennent-la-defense-de-julian-assange/

La liste des journalistes signataires : https://speak-up-for-assange.org/signatures/
Seuls les journalistes, les organisations et les personnes exerçant des fonctions liées au journalisme - chroniqueurs/commentateurs, rédacteurs en chef, photographes, cameramen et camerawomen, producteurs et éditeurs de médias, documentalistes, lanceurs d'alerte, professeurs/formateurs en journalisme ou universitaires effectuant des recherches sur le journalisme et les médias, représentants d'organisations de journalisme, y compris les syndicats de journalistes, et d'ONG qui défendent la liberté de la presse et travaillent à la défense des dénonciateurs, des droits numériques, de la transparence et d'autres rôles similaires - peuvent signer cet Appel. Merci !

La déclaration comprend une citation du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, qui a enquêté sur cette affaire (juin 2019) :
«J’ai finalement compris que j’avais été aveuglé par la propagande et qu’on avait systématiquement calomnié Assange afin de détourner l’attention du public des crimes qu’il avait révélés. Une fois déshumanisé par l’isolement, le dénigrement et la honte, exactement comme les sorcières que l’on brûlait sur le bûcher, il était aisé de le priver de ses droits fondamentaux sans soulever l’indignation du monde entier. C’est ainsi qu’un précédent juridique est en train de se créer, par l’arrière-boutique de notre propre complaisance, qui pourra et qui sera identiquement appliqué à l’avenir aux révélations du Guardian, du New York Times et d’ABC News».

 
 
Julian Assange - Mexique

Le 3 janvier 2020. Le président mexicain demande la libération de Julian Assange S’exprimant lors d’une conférence de presse à Mexico vendredi 3 janvier, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a demandé que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, soit «gracié et libéré» de la prison britannique. Il a demandé que l’on mette fin à la «torture» d’Assange


Julian Assange - Australie

Le 4 janvier 2020. Tribune de Bob Carr, ancien ministre australien des Affaires étrangères :
"Quoi qu'Assange ait fait [publié] entre 2010-2011, ce n'était pas de l'espionnage, et il n'est pas citoyen américain. Ses actions ont eu lieu en dehors des États-Unis. En vertu de ce précédent, toute personne, où qu'elle se trouve, qui publie quoi que ce soit que l'État américain considère comme secret pourrait être poursuivie en vertu de la loi américaine sur l'espionnage, et offerte à la gueule de son système judiciaire notoirement cruel.
Les diplomates américains parlent sombrement de vies perdues parce qu'Assange aurait divulgué des documents non expurgés. Mais lors du procès de Chelsea Manning en 2013, il a été demandé à un général de brigade américain du contre-espionnage de désigner les victimes causées par les fuites. Il a d'abord dit qu'il en connaissait un, un Afghan. Plus tard, il a dû se rétracter et dire qu'il n'y en avait pas.
Le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell avait déclaré en 2010 : "qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un avait été tué à cause des fuites" ". https://www.smh.com.au/world/europe/an-issue-of-freedom-us-treatment-of-assange-risks-souring-alliance-20200101-p53o6x.html

 

Julian Assange - Suisse

Pour rappel : SOUTIENS A JULIAN ASSANGE

  • Le 24 juin 2019, tribune présentée par Horizons et Débats. Son auteure Karen U. Kwiatkowski, lieutenant colonel de l’US Air Force, a obtenu une maîtrise en Administration publique à la Harvard University, un Master of Science en Science Management à l’Université de l’Alaska et a fait son doctorat en World Politics à l’Université catholique d’Amérique à Washington DC. Elle commence sa carrière militaire en 1982 en Alaska, suivie de missions en Espagne et en Italie. Puis, elle intègre la NSA, le service de renseignement interne, où elle devient finalement rédactrice des discours du directeur. En 1998, elle est analyste au Pentagone, d’abord pour la région subsaharienne, entre 2002 et 2003 pour le Moyen-Orient et l’Asie du Sud (NESA). Là, elle observe comment, sous l’influence des néoconservateurs, l’Office for Special Plans au sein de la NESA déforme et censure les informations pour mieux justifier la guerre contre l’Irak. Ne voulant pas soutenir ces activités, elle démissionne en 2003. Par la suite, d’autres agents du renseignement confirment ses révélations. Selon les explications données à un journaliste du journal Die Zeit, elle voulait qu’«autant de personnes que possible comprennent à quel point la démocratie est vulnérable». Karen Kwiatkowski fait partie des membres fondateurs des Veterans Intelligence Professionals for Sanity (VIPS). Actuellement, elle vit avec sa famille dans une ferme en Virgine : https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2019/n-14-24-juin-2019/avec-son-procede-de-traitement-contre-julian-assange-lamerique-creuse-sa-propre-tombe.html
  • Lors de la conférence du 14 novembre organisée par le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) au Parlement européen, M. Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes FIJ*, a souligné que : "Nous considérons que l'arrestation de #JulianAssange, membre de @withMEAA**, constitue une attaque à la liberté de la presse et au droit international. Car son seul crime a été de dénoncer les malversations et les atrocités commises en Irak et en Afghanistan." "Son arrestation constitue une attaque à la liberté de la presse, au droit international et au droit d'asile car il n'a fait que divulguer la vérité. La diffusion de documents ou d’informations d’intérêt public ne peuvent être considérée comme un délit." https://twitter.com/IFJGlobal/status/1194913542815834114

    *La Fédération Internationale des Journalistes est une fédération syndicale internationale qui rassemble plus de 600'000 professionnels des médias dans 187 syndicats et organisations dans 146 pays du monde. Elle est membre associée de l'Unesco et représente les journalistes auprès des Nations Unies depuis 1953.

    **MEAA : Media, Entertainment & Arts Alliance est l’organisation syndicale et professionnelle australienne qui couvre les industries des médias, du divertissement, du sport et des arts.

Le 26 juin 2019, Nils Melzer, Rapporteur de l'ONU sur la torture, avait écrit une tribune libre intitulée : "Démasquer la torture de Julian Assange".

Il l'avait notamment présentée à : The Guardian (UK), The Times (UK), le Financial Times (UK), le Sydney Morning Herald (Australie), l'Australian, le Canberra Times (Australie), le Telegraph (UK), le New York Times (USA), le Washington Post (USA), le Newsweek (USA) et la Fondation Thomson Reuters (Réseau mondial d’information). Tous ont refusé de la publier. Les avis de fin de non-recevoir ne font que confirmer l’opposition unie et continue des médias grand public privés et d’États contre un éditeur qui a dévoilé des preuves de crimes de guerre commis par les États-Unis en Irak et en Afghanistan. https://www.legrandsoir.info/demasquer-la-torture-de-julian-assange-medium.html

Tribune en anglais : https://medium.com/@njmelzer/demasking-the-torture-of-julian-assange-b252ffdcb768

"Au bout du compte, j'ai finalement compris que j'avais été aveuglé par la propagande et qu'Assange avait été systématiquement calomnié pour détourner l'attention des crimes qu'il avait dénoncés. Une fois déshumanisé par isolement, ridicule et honte, tout comme les sorcières que nous brûlions sur le bûcher, il était facile de le priver de ses droits les plus fondamentaux sans provoquer l'indignation publique dans le monde entier. Et ainsi, un précédent juridique est en train d'être créé, à travers la porte dérobée de notre propre complaisance, qui à l'avenir pourra et sera également appliquée aux divulgations du Guardian, du New York Times et d’ABC News."

Les D-Notices sont des avertissements aux médias de ne pas publier certaines informations censées protéger la Sécurité nationale, mais que de nombreux journalistes considèrent comme une tentative de les bâillonner, et de d'empêcher le public d'accéder à des informations importantes.

 

JULIAN ASSANGE - Prise de position de Reporters sans frontières (RSF)

Bien que tardive, voici néanmoins une excellente nouvelle : le 24 décembre, Reporters sans frontières a pris publiquement position pour soutenir Julian Assange : Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète des informations selon lesquelles l'état de santé du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, s'est détérioré en détention, et demande sa libération immédiate pour des raisons humanitaires. RSF condamne le fait que Julian Assange continue d'être pris pour cible en raison de ses activités de type journalistique, ce qui constitue un dangereux précédent. https://rsf.org/en/news/two-months-assanges-extradition-hearing-rsf-calls-his-release-humanitarian-grounds-and-us-espionage
Traduction google :
http://www.adetra.org/index.php?option=com_content&task=view&id=80&Itemid=35&mosmsg=Merci+pour+votre+proposition.+Votre+proposition+sera+v%E9rifi%E9e++avant+d%27%EAtre+publi%E9e+sur+le+site.

  • Dans la déclaration de RSF, nous relevons l'importance d'un journalisme d'investigation réalisé dans l'intérêt public: A ce sujet, le 12 avril 2019, Mme Gabi Zimmer, présidente de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique et eurodéputée, déclarait : Lorsqu'un journaliste ou un dénonciateur découvre des secrets d'Etat qui sont dans l'intérêt public, il ne devrait pas être poursuivi pour son acte de service public.
    Elle ajoute : Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, avait dénoncé les atrocités commises par les Etats-Unis en Irak. Mais au moment où Assange fait face au système judiciaire britannique et à la menace d'extradition vers les États-Unis, les individus qui ont commis les crimes de guerre qu'Assange a exposés n'ont jamais été jugés. https://www.guengl.eu/statement-on-julian-assanges-arrest-by-uk-authorities/

  • LES CALOMNIES À L'ENCONTRE DE JULIAN ASSANGE S'ESTOMPENT ALORS QUE LES TÉMOINS DE WIKILEAKS ADMETTENT QU'IL N'ÉTAIT PAS IMPRUDENT, QU'IL PROTÉGEAIT LES INFORMATEURS ! Le journaliste d'investigation Mark Davis, lauréat du prix Walkley en 1998, a déclaré que les affirmations des journalistes du Guardian selon lesquelles M. Assange avait une attitude impitoyable à l'égard des informateurs américains et d'autres personnes susceptibles d'avoir été lésées par la publication du document étaient des "mensonges" : http://www.adetra.org/index.php?option=com_content&task=view&id=74&Itemid=35&mosmsg=Publication+sauvegard%E9e+avec+succ%E8s.

Nota bene : le site Wikileaks, créé par Julian Assange, s'est vu décerner le prix Walkley de la meilleure contribution au journalisme 2011 : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/wikileaks-recoit-le-prix-walkley-de-la-meilleure-contribution-au-journalisme_1055696.html
Pour son travail, Julian Assange a non seulement reçu le prix Walkley, mais aussi le prix Martha Gellhorn pour le journalisme, le prix de l’
Economiste pour les nouveaux médias, le prix Amnesty International pour les nouveaux médias, et d'autres prix.
La Haute Cour du Royaume-Uni dans sa décision du 2 novembre 2011, a décrit Julian Assange comme « un journaliste, bien connu par son opération de WikiLeaks» (cf. première ligne de la décision).
http://www.gdr-elsj.eu/wp-content/uploads/2012/06/High-Court-2-Novembre-2011-assange-approved-judgment-1.pdf

 

Intervention auprès d'un cardinal pour la libération de Julian Assange

Le 26 décembre 2019. L'Adetra vous informe que l'un de ses membres a contacté l'un de ses amis, un cardinal, lequel a transmis un message au Pape François lui demandant d'intercéder pour la libération de Julian Assange !

Il faut que Julian Assange puisse sortir de la prison de Belmarsh dans les meilleurs délais, compte tenu notamment de son très grave état de santé !

En complément :

 
WISE Up Action - Un réseau de solidarité pour Manning et Assange

Le 19 décembre 2019, une audience de gestion de cas a eu lieu à Londres pour le fondateur de WikiLeaks emprisonné, Julian Assange, qui s'est présenté par liaison vidéo à la prison de Belmarsh. La juge de district Vanessa Baraitser a confirmé que l'audience d'extradition complète de Julian Assange commencera le 24 février 2020, mais qu'elle se déroulera désormais sur trois ou quatre semaines au lieu des cinq jours prévus initialement. Vidéos et photos : https://wiseupaction.info/2019/12/21/julian-assange-case-management-hearing-in-westminster-magistrates-court-19-12-2019-videos-and-photos/

Note du 22 décembre de l'Adetra : Le témoignage du 21 octobre de l'ex-ambassadeur de Grande-Bretagne, Craig Murray, relatant la participation active de hauts fonctionnaires américains à l'audience du 21 octobre, n'est sans doute pas étranger à la décision annoncée par la juge Vanessa Baraitser. https://www.legrandsoir.info/assange-au-tribunal-21-octobre-2019.html  Le monde regarde les abus de droit et de pouvoir commis depuis 2010 par l'Etat britannique - sous la houlette du gouvernement américain - à l'encontre de Julian Assange ! 

Le rôle joué par les gouvernements britanniques et suédois dans l'enquête suédoise :

  • Bien qu’elle ait toujours été bien loin d’une inculpation, l’enquête suédoise a été utilisée pour entraîner Assange dans le système judiciaire et a été le principal mécanisme pour faire exécuter sa détention arbitraire.
    C’est le soutien de la Grande-Bretagne à la demande sans précédent de la Suède d’extrader Assange, seulement pour "répondre à des questions", qui a forcé Assange à demander l’asile politique à l’ambassade d’Équateur à Londres en 2012. L’affaire suédoise a fourni la justification bidon du siège de l’ambassade par la Grande-Bretagne, et de ses menaces d’arrestation d’Assange s’il mettait les pieds à l’extérieur du bâtiment.
    https://www.wsws.org/fr/articles/2019/11/21/pers-n21.html

Remerciements de l'Adetra : nous remercions beaucoup Le Grand soir pour ses diverses traductions - dont la tribune de Craig Murray -, et le site WSWS pour ses articles !